Chroniques des enchanteurs – Kami Garcia et Margaret Stohl

   

J’ai longtemps rêvé de cette fille. Elle apparaissait dans un cauchemar où, malgré tous mes efforts, elle tombait sans que je ne puisse la sauver. Je me savais lié à elle d’une façon particulière. Et puis un jour, elle est arrivée en chair et en os dans au lycée de Gatlin, notre petite bourgade du Sud des Etats-Unis. Elle était belle et mystérieuse. Si j’avais su qu’en même temps que cette fille, dont j’allais tomber éperdument amoureux, surgirait aussi une malédiction… Nous étions menacés. Et cette fois, j’allais devoir la sauver… L’amour sera-t-il plus fort que le destin ?

  

Mon avis :

J’ai commencé cette série il y a quelques années maintenant, lors de la sortie du premier tome en anglais. Je l’ai terminée il y a quelques jours. A l’époque, je cherchais quelque chose de sympathique mais de pas trop compliqué à lire, pour travailler mon anglais. C’est la couverture (magnifique pour les versions américaine et anglaise, rien à voir avec les couvertures françaises) qui m’avait attirée en premier lieu. Et malgré les rapprochements qu’on faisait à l’époque (« si vous avez aimé Twilight… »), je me suis lancée.

Cette série n’est pas un coup de cœur, et ne restera certainement pas dans les mémoires. Mais j’ai passé un très bon moment à la lecture de chaque tome. Et puisqu’on voulait vendre la saga comme un digne successeur de Twilight, commençons par mettre les choses au clair : les deux séries n’ont pas grand chose à voir. Ici, pour commencer, il n’y a pas de vampire. Ensuite, le personnage féminin principal (Léna) est loin d’être une demoiselle en détresse mais va au contraire se battre, avec l’aide d’Ethan, pour sa liberté et pour son amour (sans tomber dans le romantisme à outrance et la mièvrerie). Enfin, l’écriture de chaque tome est soignée, et le dénouement ne tombe pas comme un cheveu sur la soupe. Bref, les Chroniques des Enchanteurs ont été pour moi mille fois plus agréable à lire que Twilight.

Il ne faut pas s’attendre à des romans hautement originaux. Kami Garci et Margaret Stohl réutilisent le thème de l’amour impossible (ici entre un humain normal et un enchanteur). Mais le sujet est joliment traité et, point assez original, le narrateur est un garçon. La mythologie développée par les deux auteurs est plutôt travaillée, et réutilise plutôt habillement des créatures connues : succubes, sirènes,… On passe d’ailleurs pas mal de temps à comprendre comment fonctionne le monde des enchanteurs, les pouvoirs qu’ils peuvent posséder… Ajouté aux intrigues de chaque tome, ça fournit en quelque sorte un contrepoids à l’histoire entre Léna et Ethan, qui ne devient jamais trop envahissante.

Mais le point fort des romans, ce sont selon moi les personnages, bien définis, bien écrits et attachants pour la plupart. La seule à m’avoir agacée est Léna dans le tome 2, le tome qui m’a beaucoup moins plu que les autres. C’est un tome où elle se laisse aller, je l’ai trouvé très énervante. D’ailleurs, si la fin n’avait pas rattrapé le reste du roman, j’en serais certainement restée là. Le dernier tome est lui aussi un peu décevant dans le sens où les épreuves que doit traverser Ethan ne semblent pas franchement lui poser trop de difficulté.

Bref, même si les quatre tomes ne sont pas exempt de défauts et ne sont pas tous au même niveau (j’ai une nette préférence pour les tomes 1 et 3), la série reste agréable à lire. Ces lectures ont aussi été une petite bouffée d’air frais au milieu de l’invasion des vampires depuis Twilight.

Informations :

Titre VO : Beautiful Creatures / Beautiful Darkness / Beautiful Chaos / Beautiful Redemption (lu en VO)

Auteurs : Originaire du Sud des États-Unis, Kami Garcia est titulaire d’un MA en pédagogie, elle a étudié à George Washington University et a enseigné dans la région de Washington jusqu’à son déménagement à Los Angeles il y a dix ans. Elle est lectrice, continue à enseigner et dirige des groupes de lecture pour enfants et adolescents, à temps partiel. Elle peint également et a exposé son travail dans une galerie à Santa Monica.

Margaret Stohl écrit depuis l’âge de quinze ans. C’est son passage à Amherst et à Yale qui l’a fait tomber amoureuse de la littérature américaine. A Stanford, elle a obtenu un MA en littérature anglaise, puis a étudié l’écriture à l’Université d’East Anglia, à Norwich, sous l’égide du poète George McBeth. (source : Babelio)

Édition: Editions Little, Brown and Company

Date de parution : 2009 / 2010 / 2011 / 2012

Nombre de page : 576 p. / 503 p. / 528 p. / 464 p.

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